C'est la saison de l'alambic et du bouilleur ambulant

vente eau de vie et apéritif


Cyril Vitalis est devenu bouilleur de cru ambulant en octobre 2015. Sa saison dure six mois du 1er octobre au 1er avril.

Les propriétaires d'arbres fruitiers peuvent produire de l'alcool à partir de leur récolte. À condition de confier la distillation à un bouilleur comme Cyril Vitalis.


Rencontre avec Cyril Vitalis, bouilleur de cru ambulant, fabricant d'eau-de-vie artisanale, qu'il distille jusqu'à la fin janvier à Penne-d'Agenais, avant Bournel, Monmarès et Trémons pour finir la saison en avril.

Une personne, qui a au moins un arbre à fruits dans son jardin peut, si elle le décide, faire faire de l'alcool avec les fruits de son verger. Elle devient alors un bouilleur de cru. Le bouilleur de cru est souvent confondu avec le bouilleur ambulant. Ce dernier est celui qui œuvre, qui assure la transformation des fruits (ou vin, cidre, poiré…) en alcool, grâce à l'alambic. Le bouilleur ambulant peut être nommé un distillateur, mais ce terme est plus souvent réservé au monde industriel.

Comment avez-vous pu vous installer ?

Je connaissais M.Belan, au Lédat, qui tournait dans le secteur. Je lui avais dit que je serais intéressé s'il vendait son affaire à l'heure de la retraite. Et, quand elle est arrivée, il m'a contacté. Huit mois de démarches administratives plus tard, je commençais. L'alambic date de 1940 pour le châssis et ensuite chaque année les pièces d'usure sont changées. Il a été réalisé par les établissements Orthes à Agen. Il s'agit d'un modèle à colonne de rectification refroidi en permanence.

Comment fonctionnez-vous ?

J'installe mon alambic public de place en place, puis j'appelle mes clients et le bouche-à-oreille fait le reste… Chacun de mes clients porte ses fruits macérés et du bois pour faire chauffer l'alambic. Je ne fais que de la «prestation de service.

Combien faut-il de fruits pour faire un litre d'alcool ?

10 à 15 kg de fruits suivant le degré de maturité de ces derniers pour un litre. Une fois la cuvette pleine de bouillon, on allume le feu, la vapeur chargée d'alcool monte dans le serpentin et l'alcool sort. Les clients peuvent emporter leur eau-de-vie à 50 degrés en acquittant une taxe.

Comment apprend-on ?

Sur le «fût», c'est une savante alchimie de chaleur, d'odeur, de tâter, d'écoute de la cuve, un ensemble de petites choses qui font que l'on peut tout aussi bien réussir une excellente cuisson comme la manquer «royalement». Tout se joue à presque rien. Si, j'osais, je dirais au flair et à… l'expérience.

Les alcools forts sont un peu passés «de mode», ne craignez-vous pas pour l'avenir de votre profession ?

Non, il est vrai que ma clientèle est âgée, dans la soixantaine en moyenne, mais, même si l'on consomme moins d'alcool fort, cela reste une idée de cadeau originale et à moindre coût. J'envisage d'ailleurs pour l'été prochain de créer une boutique de vente à la ferme, chez moi, pour, en complément des marchés et des foires que je fréquente, permettre à mes clients de venir choisir une idée de cadeaux. Je produis de l'eau-de-vie de prunes, poires, mirabelles.

 Une tradition, un moment de convivialité, cette chauffe, en attendant que cette eau-de-vie on ne peut plus artisanale coule de l'éprouvette. La convivialité fait partie de cette tradition : boudin, saucisse prendront place parfois près de l'alambic et il y a toujours une pelletée de braise qui sera prévue pour une grillade souvent improvisée.

Cyril a le sentiment de faire ce qu'il aime, lui si encré à la nature, à son environnement et aux traditions transmises de génération en génération mais jusqu'à quand ?

La saison morte est mise à profit par Cyril pour faire les marchés d'été, où il explique le fonctionnement de son alambic aux touristes. Le bouilleur n'est pas avare de conseils et de recettes. Il vend des apéritifs fabrication maison. Les pruneaux à l'eau-de-vie ? «Je fais un sirop» répond notre ami.

Ce qu'il est bon de savoir
Toute personne ayant sur sa propriété un petit verger ou une parcelle de vignes peut distiller le produit de ses arbres ou vignes à raison de 20 li à 50% en demi-taxe.

Mais pour ne pas commettre d'impairs, il est bon de se rapprocher des Douanes qui vous donneront les informations sur le règlement en vigueur ou, encore mieux, de se rapprocher de Cyril Vitalis au 06 78 66 58 80.


 



Pour nous joindre

Mr Vitalis Cyril   
Lasbrugues 
47140 Trémons

06 78 66 58 80

 
 
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